Le parcours de Henri SIMON pendant la Grande Guerre : (3) Le 29è bataillon de Chasseurs à pied

C’est donc au début du mois de novembre 1915 que Henri SIMON rejoint le 29è bataillon de Chasseurs à pied (BCP).

Créé en janvier 1871, en 1914 le 29è BCP est en garnison à Saint-Mihiel (Meuse), avec son commandement à Epernay. Il appartient à la 40è Divion d’infanterie. En août 1914, il a participé à différents combats en Lorraine, puis à Vaux-Marie (7 au 10 septembre) où les troupes françaises ont arrêté la 5è armée allemande. Le bataillon y a perdu plus de la moitié de son effectif. Il a ensuite participé à l’attaque du bois de Lamorville (avril 1915), puis à la bataille de Champagne (septembre 1915).

Historique 29è BCP
Journal des marches et opérations du 29è BCP

Lorsque Henri SIMON rejoint cette unité, elle organise et occupe les tranchées de la ferme Navarin et de la butte de Souain (Marne). Henri fait partie d’un renfort de 80 hommes qui arrive début novembre pour compléter l’effectif du bataillon. Il est affecté comme agent de liaison (ou coureur), donc chargé de transmettre les messages et les consignes entre les différents postes. Le chef du bataillon est le commandant Zerbini (qui reprend son poste après avoir été blessé lors de l’attaque du bois de Lamorville le 7 avril).

Le 5 janvier 1916, au moment d’une relève, le bataillon est fortement bombardé; le capitaine de la Laurencie et le médecin-major Galey sont tués, ensevelis dans leur abri. Le 28 février, le bataillon se porte dans les abris du bois Sabot, à l’ouest de Souain. Entre le 19 et le 23 mai, il subit plusieurs attaques aux gaz, à l’ouest de la route Souain-Sommepy. Entre les 1er et le 4 juin, les différentes compagnies du 29è BCP sont acheminées en camion vers Sarry, au sud de Chalons-sur-Marne. Le 17 juin, tout le bataillon quitte Sarry vers Pretz-en-Argonne (70 km vers l’Est), puis le 23 juin il rejoint Haudainville, juste au sud de Verdun. Le 24, il reçoit l’ordre de relever deux bataillons du 17è d’infanterie, dans le secteur du Chênois, au sud du Fort de Vaux (que les Allemands ont pris le 8 juin) et au coeur de la bataille de Verdun. Le 28, il subit un très violent bombardement par des obus de différents calibres. La position de la première ligne, en avant de la crête, rend toute liaison impossible avec l’arrière; seuls quelques coureurs parviennent à passer; le transport des blessés et les corvées doivent s’effectuer de nuit. Du 29 juin au 1er juillet, le bombardement reste violent et à peu près ininterrompu. Le bataillon doit être relevé dans la nuit du 1er au 2, mais les deux bataillons du 217è d’Infanterie qui devaient faire la relève n’arrivent pas. Le 2 les hommes commencent à souffrie cruellement de la soif car les corvées de la nuit n’ont pas pu être effectuées. Le soir, les bombardements s’arrêtent et la relève peut s’effectuer normalement.

Henri SIMON, qui appartient à la 1ère compagnie, figure au nombre des blessés de ces journées, sans que l’on connaisse la nature ni la gravité de sa blessure. En quelques jours, le bataillon a perdu plus de 200 hommes…

Pertes 29è BCP

Le bataillon cantonne à Villerupt, puis reçoit la mission de s’emparer du dépôt du Chênois et de rectifier la ligne, une attaque qui doit avoir lieu par surprise et sans préparation d’artillerie. L’opération se heurte a une très forte défense allemande et se solde par un échec, avec la mise hors combat de plus d’une centaine d’hommes (7 tués, 64 blessés et 39 disparus). Le bataillon est relevé et cantonné vers l’arrière où il reçoit des renforts pour reconstituer son effectif.

Rétabli, Henri SIMON est renvoyé au front, probablement dans le courant du mois d’août 1916, mais il quitte le 29è BCP pour le 19è BCP, toujours comme agent de liaison.

> Voir l’historique détaillé du 29è BCP sur Gallica

>> Voir le Journal des marches et opérations du 29è BCP, du 1er août 1915 au 1er août 1916, sur Mémoire des Hommes

>>> Voir le Journal des marches et opérations du 29è BCP, du 1er août 1916 au 30 avril 1917, sur Mémoire des Hommes

 

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